Les Couleurs de la mer 

Charles-François (1817-1878) et Karl (1846-1886) Daubigny en Normandie

En immersion numérique

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Au premier plan de cette illustration, plusieurs femmes réparent des filets sur le quai, tandis que d’autres s’éloignent à gauche. Derrière les ramendeuses, des pêcheurs s’affairent avec les voiles de leurs bateaux. Il s’agit de bateaux de pêche traditionnels des côtes de France, d’Angleterre, d’Irlande et d’Écosse. Connus sous le nom de lougres, ils étaient aussi appelés flambarts en dialecte normand.

Oeuvres consultables :


1. Félix Bracquemond (1833-1914)

Portrait de Charles-François Daubigny, 1853

Mine de plomb et graphite sur papier

Paris, Fondation Custodia, collection Frits Lugt


2. Charles-François Daubigny

Le Remorqueur près du Havre, vers 1865 ?

Aquarelle sur papier,

Auvers-sur-Oise, musée Daubigny


3. Charles-François Daubigny

Le Voyage en bateau. Croquis à l’Eau Forte par Daubigny, 1862

A. Cadart & F. Chevalier, Editeurs, A. Delâtre Imprimeur, 

Paris Eau-forte sur papier

Paris, Bibliothèque nationale de France, cote DC-283 (A, 3)-FOL.


4. Karl Daubigny

Voiliers à quai, 1869

Eau-forte sur papier,

Auvers-sur-Oise, Maison-Atelier de Daubigny

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Le déjeuné du départ à Anière.

Emménagement au Botin (le mobilier du bateau)

Avallant (Le déjeuner dans le bateau)

Le mot de Cambrone (l’Apostrophe)

Le mousse à la pêche

Le bateau-atelier

Les bateaux à vapeurs (gare aux vapeurs)

Coucher à bord du Botin (La nuit en bateau)

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On sait quels questionnements l’avènement de la vapeur comme mode  de propulsion maritime imposa au genre  pictural de la marine, alors traditionnellement tourné vers l’esthétique des gréements, des cordages et des coques en bois. Dans cette aquarelle sur papier de facture extrêmement libre, Charles-François Daubigny s’inscrit ainsi résolument dans  une démarche dont la modernité fut initiée en 1838 par Joseph Mallord William Turner (1775-1851).

Un navire remorqueur, saisi de dos, présente ici sa silhouette aussi singulière que massive à l’embouchure de la Seine. Si les traits de l’aquarelle ne cherchent pas à traduire les impres- sionnants remous que produisaient ces engins flottants et bruyants, les panaches d’écume produits par les roues à aube, traités ici dans la réserve de la feuille, contribuent subtilement au dynamisme de la scène. 

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L’objet

Palettes de Charles-François et de Karl Daubigny

Le Voyage en bateau

Quelques mots d’introduction

Benjamin Findinier & Viktoria Von der Brüggen

Commissaires de l’exposition

Cette suite d’eaux-fortes figure dans un album réalisé par l’éditeur de gravures Alfred Cadart, sa première publication pour la Société des Aquafortistes qu’il venait de fonder. L’album réunit des dessins que Charles-François Daubigny consigna dans un carnet afin de montrer à ses amis et à sa famille des incidents amusants et la vie  à bord du Botin, son atelier flottant. Pour ces eaux-fortes, Daubigny dut réaliser les dessins au trait et les  transférer sur des plaques de cuivre, gravées par la suite. La première excursion sur le Botin eut lieu en novembre 1857 lorsque Karl devait avoir environ onze ans. Une partie des croquis, date du printemps et de l’été 1858, voire de l’année suivante. Dans ces paysages, la végétation est plus présente et Karl est devenu un mousse efficace de douze ou treize ans. Un choix de quelques planches parmi les seize qui forment ce  recueil (auxquelles s’ajoute le titre-frontispice) donne, en particulier, une idée de ce que furent les pérégrinations de Charles- François et de son fils Karl à bord de cette fameuse embarcation.

Présentée par le musée Eugène Boudin dans le cadre de Normandie Impressionniste 2020,  l’exposition Les Couleurs de la mer. Charles-François (1817-1878) et Karl (1846-1886) Daubigny en Normandie explore pour la première fois, à travers plus de quatre-vingts œuvres de collections publiques et privées, la conquête conjointe de l’univers maritime par ces deux artistes « si intimement liés par une même tendresse ».

Outre leur exploration fructueuse du littoral, on y découvre les principaux motifs paysagers qu’ils saisissent pendant leurs pérégrinations souvent communes à bord de leur bateau-atelier. Ils  longent ainsi la vallée de la Seine, en passant par Château-Gaillard et Rouen. Ils descendent également le cours de l’Arques jusqu’au port de Dieppe, avant de poursuivre en direction du Tréport.  Autant de périples où ces peintres retrouvent deux conditions essentielles à leur épanouissement : des expériences visuelles et physiques stimulantes et la proximité avec la campagne et la nature, ce « diapason des bonnes et belles choses » pour reprendre les mots de Daubigny père. Non loin de Paris, la Normandie leur offre tout à la fois une grande richesse de paysages pittoresques et  l’immersion dans des espaces naturels dont le plus sublime est la mer.

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